domenica 16 ottobre 2011

Etude de texte (Candide) الجزء الثاني deuximme partie

Etude de texte (Candide) الجزء الثاني deuximme partie


CHAPITRE 19 : LE NEGRE DU SURINAM



L'ENJEU DU TEXTE :

Cet extrait, efficace dans sa brièveté, a pour but de faire constater avec intensité l'inhumanité de l'esclavage. Voltaire dénonce une pratique intentatoire à la dignité de l'être humain, et en cela il rejoint un courant de son époque. En même temps, il apporte une nouvelle preuve pour étayer son argumentation contre les doctrinaires de l'optimisme.

LE CONSTAT OBJECTIF DE LA CRUAUTE.

Dans la 1ère partie du texte (jusqu' "du sucre en Europe" le narrateur a su mouvoir par un recours calcul la plus grande simplicité d'expression.

C'est le ton dépouillé de l'horreur brute dans les quelques lignes de description du "nègre", et d'abord pour évoquer sa prostration : "un nègre tendu par terre", comme condamné à végéter à même le sol. Puis son état physique est énoncé avec la neutralité d'un constat : "il manquait ce pauvre homme...droite." Pas d'adjectif qui manifeste la pitié, mais la brutalité nue du fait.



La relation maître-esclave est pleinement affirmée par les moyens les plus simples. Déjà, le rapport de soumission est fortement marqué dans le "j'attends mon maître..." Ensuite, le nom-portrait du maître : "Vanderdendur" = "vendeur-dent-dure" accentue l'effet d'une autorité brutalement revendiquée et appliquée. Enfin, une épithète, "le fameux négociant", en énonçant la situation officielle du maître, marque la légalité de sa conduite, comme celle d'un homme de bonne réputation, un notable de la servitude et non un négrier clandestin.



Dans le langage prêté l'esclave, le choix d'un style nu fait particulièrement ressortir la brutalité des faits : "Quand nous travaillons... la jambe". Les propositions sont courtes comme des coups. Les verbes concrets ont une charge de violence, "coupe" répété 2 fois. Usage du pérsent = habitude. Impersonnel "on" = relation déshumanisée, l'anonymat d'un tortionnaire sans visage. L'absence d'adjectifs souligne la simplicité, l'objectivité d'un constat. Et l'absence de pathtique apparent dénonce une ingénuité dans la cruauté : "c'est l'usage", remarque l'esclave, présentant les mauvais traitements comme des faits habituels, donc anodins.



La simplification du réel accentue encore la rigueur des sévices : on passe directement de "...nous attrape le doigt" "on nous coupe la main" en économisant l'explication (l'amputation pour viter la gangrène). Idem pour "on nous coupe la jambe" : on coupait le jarret des fuyards pour éviter la récidive sans trop nuire leur rendement.



Enfin, la soudaineté de la chute fait éclater l'inhumanité en soulignant la disproportion de l'effet la cause : "C'est ce prix que vous mangez du sucre en Europe" ; la juxtaposition est insoutenable entre les membres coups et la friandise !



LE SYSTEME DE L'ENONCIATION.



Pour persuader, Voltaire ne veut pas seulement démontrer, il veut aussi mouvoir, d'o le recours au style direct.



Le choix de la 1ère personne permet de conférer un pathétique discret l'évocation. Le narrateur limite la partie descriptive la 1ère phrase. Puis il ouvre un dialogue, qui implique Candide, mais donne surtout largement la parole à la victime ---> plus de retentissement affectif pour nous. De plus, le Nègre dit souvent nous, soulignant ainsi son appartenance une communauté souffrante dont il est solidaire.



Voltaire et Montesquieu : un même thème, mais un traitement opposé. Montesquieu donne ironiquement la parole des défenseurs de l'esclavage. Dans ce cas, c'est la stupidité des arguments qui marquent la condamnation de l'esclavage.



VOLTAIRE DERRIERE SON PERSONNAGE :



La tonalité change, partir de "Cependant lorsque ma mère" : plus pathtique, et analyse plus intellectuelle de la situation. L'esclave adopte alors le langage d'un homme rationnel et sensible dans lequel on reconnaît Voltaire lui-même.



Le pathétique trop lucide de la victime. L'esclave analyse et excuse fort bien la décision des parents-vendeurs : ils sont victimes :



de leur misère

de leur confiance dans leurs prêtres

de l'excessive considération pour les blancs. Dénonciation très (trop ?) lucide de l'exploitation des peuples simples, victimes de leur misère et de leur crédulité.

Son esprit critique lui vient du narrateur. Il sait dénoncer l'hypocrisie du discours religieux sur l'égalité "Nous sommes tous enfants d'Adam...", et retourner l'argument. Termes très soutenus étrangers l'esclave : généalogiste... prêcheurs... enfants d'Adam... cousins issus de germains..."



Dénonciation virulente, et très voltairienne, de la responsabilité des prêtres dans l'origine et le maintien de l'esclavage.



LES PETITS PROGRES DE CANDIDE :

Ce récit marque un pas important pour Candide dans la conquête d'une certaine autonomie de pensée.



Sa surprise initiale plaide en sa faveur, comme sa curiosité, son désir de comprendre. Le "mon ami" exprime sa compassion, comme "l'état horrible où je te vois".



Il avance sur la voie de la liberté de jugement. Certes, il prend encore son maître à témoin : "O Pangloss ! s'écria Candide... abomination" ; mais il dénonce tout de même dans l'optimisme "la rage... on est mal". Il renvoie pourtant son émancipation à plus tard : "il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme".



Sa sensibilité s'éveille : pour la 1ère fois dans ce récit où le malheur fait rire, un personnage pleure sur la misère d'un frère humain. La rareté de l'émotion rend plus atroce la réalité dénoncée.



CONCLUSION :



Le point extrême de l'inhumanité. Dans la guerre, chaque arme avait du moins le pouvoir de se défendre. Ici, exploitation brutale du faible par le fort.



Le choix d'une écriture polémique dépouillée crée le pathétique. Le texte montre au lieu de discourir, il émeut par des faits plus que par des raisonnements. Emotion de l'auteur, et indignation. Humanisme de Voltaire.





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CHAPITRE 30 : LA CONCLUSION





I- La construction en diptyque : place du récit et du discours, formes du parallélisme.



Deux §, de longueur à peu près égale, et avec des parallélismes ; Structure identique : récit, puis un discours de Pangloss, réponse au discours. Eléments de parallélisme : "il faut cultiver notre jardin", repris deux fois. Interruption de Candide (marquée dans le second par le passage de l'itératif (Pangloss disait quelquefois...) au singulatif (répondit Candide). Thème du travail, présent dans les deux ; Des différences : Dans le premier, le discours l'emporte : trois locuteurs, discours assez long de Candide et Martin, longue tirade de Pangloss. Dans le second, c'est le récit qui domine : deux locuteurs seulement, discours moins long de Pangloss, et le dernier mot revient l'action.



II- En quoi le 2ème § marque-t-il une progression par rapport au premier ?



Tout le monde s'est mis au travail, et semble avoir trouvé le rôle qui lui convient à l'exception de Pangloss. Importance considérable des connotations appréciatives : "beaucoup, excellente pâtissière, très bon menuisier..." Candide prend toute sa dimension de leader ; il ne subit plus passivement les discours ni les événements, et c'est lui qui a le dernier mot. Le passage de l'itératif ("Pangloss disait souvent...") au singulatif ("Candide répondit") marque le fait que Candide coupe la parole au philosophe, et lui impose silence. C'est le pendant de l'interruption du 1er paragraphe.

Par ailleurs, le temps n'est plus le même : entre "Candide revint à la métairie" et "la petite terre rapporta beaucoup", du temps s'est nécessairement écoulé ; le narrateur prend de la distance par rapport au récit. On ne "colle" plus aux événements !



III - Une réduction de l'espace :



Alors que le roman a multiplié les déplacements dans l'espace, ici on "rentre la métairie". Il ne s'agit plus que de "cultiver notre jardin" : plus d'ambition de voyage. Petite société, quasi autarcique.



IV - la dernière réplique de Pangloss : une clôture de conte :



Il fait le bilan de tous les événements subis par Candide, et en même temps, fidèle à sa philosophie, il établit un lien de

cause à effet entre l'enchaînement des malheurs et le bonheur actuel - qui évoque l'Eldorado : importance de la nourriture,

et d'une nourriture exotique. On a l'impression d'un schéma de conte : toutes les preuves subies conduisent le prince au

bonheur. Ironie de Voltaire : le bonheur consiste en la satisfaction de la gourmandise ! (il ne pourrait évoquer autre chose, la "princesse" ayant ici piètre allure... On est ici dans une parodie de conte.

V- Le dénouement d'une comédie : Tous les personnages se trouvent réunis en un seul lieu, et voient leur sort fixé de

manière heureuse.



VI - En quoi la métairie s'apparente-t-elle au château de Thunder-Ten-Tronkh ?

Lieu fermé, hors des atteintes du monde, et vivant en autarcie ; mais ici la métairie appartient au réel : une métairie (= ferme) et non un château, et la prospérité décrite est modeste, mais bien réel. Le dénouement de Candide, c'est la perte des illusions, et l'ancrage dans le réel.



VII - Le sens de la formule "il faut cultiver notre jardin" :

- Retour à l'action, la place des discours creux de Pangloss ;

- Retour au quotidien, au réel, des ambitions modestes, mais réalisables ; il ne s'agit plus de courir le monde, ni de chercher l'Eldorado, mais de se contenter de ce que l'on a. A mettre en parallèle avec l'action bien réelle de Voltaire Fer Ney.

- Mais c'est aussi renoncer changer le monde ! "Notre" s'oppose au monde extérieur.

- "notre jardin" peut aussi être métaphorique : il faut trouver en soi nos propres ressources, et ne pas tout attendre du monde extérieur.

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QUESTION D'ENSEMBLE : LA SATIRE DE LA RELIGION DANS CANDIDE.



LES PRINCIPAUX TEXTES :



ch. 3 : mensonge des religions, discours "charitables" et réalité du sectarisme. Rôle du clergé dans la guerre.

ch.5 : noyade de l'Anabaptiste

ch. 6 L'autodafé

ch. 8-10 : Histoire de Cunégonde : rôle de l'Inquisiteur (et du juif) ; vol des diamants par un cordelier.

ch. 14 : les Jésuites au Paraguay

ch. 15 : récit du Baron : homosexualité des Jésuites...

ch. 18 : la vraie religion de l'Eldorado.

ch. 19 : l'esclavage : rôle des "fétiches" hollandais.

ch. 22 : l'abbé périgourdin

ch. 24 : le moine Girofle, souteneur ; rôle des couvents.

ch. 28 : Homosexualité des Jsuites. L'imam et Pangloss.

ch. 30 Conclusion : le Derviche.

1- LA RELIGION PACTISE AVEC LES PUISSANTS :



Grief principal de Voltaire : la Religion choisit puissance et biens matériels, aux dépens du bonheur des hommes.



La religion a partie liée avec les aristocrates : Le Baron utilise le curé du village comme aumônier, et son fils fait une carrière confortable chez les Jésuites. On la voit au service des appétits de conquête des Rois (ch. 3), bénissant et justifiant les massacres.



La religion est avide de biens matériels : Tous les personnages religieux sont liés à l'argent. Les "professionnels de la foi" sont le plus souvent des hypocrites et des voleurs : souteneurs (le juif et l'inquisiteur avec Cunégonde, Girofle avec Pquette), voleurs (le cordelier du ch.10).Tous ces personnages jouent donc un rôle négatif dans le récit : ils représentent le côté sombre d'une humanité qui ne vit pas en accord avec ses principes, et qui, pourtant, est constamment du côté de l'anathème et de l'accusation. Quand l'église, elle devient elle-même puissance de domination (ch. 14). Le pouvoir spirituel mène la guerre pour son propre compte grâce aux missionnaires devenus soldats conquérants. Les ordres religieux sont transformés en véritables armes, pour l'exploitation et l'asservissement des peuples d'Amérique latine.



La religion écrase les peuples : Par son enseignement, elle favorise la soumission des peuplades crédules (ch. 19, sur l'esclavage), facilite l'entreprise barbare des négriers, puis inspire aux esclaves, dûment endoctrinés, une entière soumission leurs maîtres.

La corruption du clergé est dénoncée en de multiples occasions : Frère Girofle (ch. 24), l'abbé Périgourdin etc.



2- LA RELIGION EST FAUTEUSE D'INTOLRANCE.



C'est le thème majeur de la critique voltairienne. Voir son action dans l'affaire Calas, le Trait sur la Tolérance...



L'intolérance des prêtres catholiques conduit au supplice les croyants d'autres religions, juifs surtout, et même ses propres fidèles. Dénonciation de l'Inquisition (ch.6)



Le point de vue de Voltaire : l'intolérance, inacceptable sur le plan humain, est en outre sans fondement dans l'ordre de la raison : puisqu'il n'y a qu'un Dieu, et qu'en conséquence les hommes sont tous d'accord sur l'essentiel, les persécutions ne se fondent que sur des différences de rites, qui sont accessoires.



3- UNE RELIGION CLAIRE BANNIT LES PRETRES :



Dans ce récit systématiquement pessimiste où sont dénoncées toutes les iniquités du monde, Voltaire ne décrit qu'une réforme, celle de la religion, par la bouche du vieillard de l'Eldorado (ch. 18). 2 mesures suffisent à instaurer la religion idéale : la disparition du clergé, fauteur d'intolérance et de conflits, et à la place, l'instauration d'un service de la prière laïc, assuré par les pères de famille. (Admiration pour la religion Quacker).



CONCLUSION : Voltaire s'en prend aux prêtres, mais nullement à la religion elle-même : Voltaire est déiste, non athée. Il a besoin d'un Dieu créateur pour comprendre l'existence de l'univers, et l'harmonie de cet ensemble infiniment complexe qui gravite dans le cosmos. Cf la formule de Dieu horloger :

"L'univers m'embarrasse et je ne puis songer

Que cette horloge existe et n'ait point d'horloger."










السلام عليكم و رحمة الله و بركاته انتهى عصر العبوديه كل شعوب الأرض من حقها أن تنعم بالحريه امرنا الله بالعلم و التعلم و نشر العلم لذا انا أسعى للعلم و المعلومه حتى أضعها في خدمة الإنسان أينما كان المهم أن تكون ذات نفع و إيفاده SALVE IO SONO UN SEMPLICE CITTADINO CHE APPARTIENE A QUESTO MONDO AMO LA LIBERTA E LOTTO PER LA LIBERTA DEI POPOLI QUA POTETE TROVARE UN PONTE CULTURALE CHE UNISCE IL MONDO NON RAZIALE.