domenica 16 ottobre 2011

Etude de texte (Candide) الجزء الثالث troisiemme partie



Etude de texte (Candide)
CHAPITRE 1 : L'amour interdit, récit inaugural.




L'art du conteur

Vivacité du récit

phases du récit : 5 phases = 5 phrases

précipitation des événements

Une image dépréciée de l'amour

Choix lexicaux : relation mécanique dans le vocabulaire des sciences : dérision

Candide / Cunégonde : parodie d'amour courtois, parodie d'Adam et Eve chassés du paradis

lieux dévalorisants

sanction immédiate et vulgaire

L'optimisme ridiculisé, ou comment un conte devient philosophique

Petitesse du philosophe, impossible à prendre au sérieux

détournement du vocabulaire optimiste





CHAPITRE 3 : Candide soldat



Candide : "le jugement assez droit avec l'esprit le plus simple". Après avoir été "chassé du paradis terrestre", il s'enrôle dans l'armée malgré lui, et doit participer une guerre. But de Voltaire : condamner la guerre, en racontant une histoire. Efficacité du style voltairien : petites phrases, sans liaisons : style fluide, sautillant, allègre.



1ére scène: recrutement. Ces hommes en bleu sont des soldats recruteurs.



2ème scène : l'entraînement ; puis la désertion suivie d'un traitement barbare, et d'une grâce.

Enfin, la guerre entre les armes, et le martyre des civils. Cette guerre est la guerre de 7 ans ; les Bulgares sont les Prussiens (importance de la taille) ; les Abares sont les Français.



Après la sortie du Paradis, tous les malheurs accablent Candide : le froid, la faim, le manque d'abri, le désespoir. Nous devons tout deviner, les détails doivent s'expliquer par la suite. Le quiproquo s'installe : les recruteurs lui parlent avec une exquise courtoisie feinte (il faut le piger). Concert de "Messieurs, Monsieur". Les questions sont insolites. Il faut amener Candide à signer, boire à la santé du Roi des Bulgares, recevoir sa 1ère solde. On lui dit qu'il deviendra "héros", etc. Héros devient synonyme de soldat, et de plus en plus ridicule. Acharnement de Voltaire.



2ème scène sans transition, passage de la courtoisie la brutalité. On doit en faire un automate. On entend presque les commandements. Héroïsme = manœuvrer comme une marionnette et se faire battre. La désertion : Candide se promène naturellement : il croit en la liberté du soldat. On lui donne le choix entre 2 supplices : critique de la philosophie du libre-arbitre ? Voltaire montre froidement, et même de façon cocasse, une scène horrible. Intervention du Roi des Bulgares. A Postdam, Voltaire avait assisté la punition d'un soldat (Frédéric aimait ce spectacle). Il tait intervenu. Ici, ironie. "Il avait un peu de peau" = style de Pangloss.



La bataille : on se croirait à la parade. Géniale description : les canons s'ajoutent aux instruments. Progression du plus aigu au plus sourd : on attend "timbales", on a "canons".

Harmonie infernale : la guerre est un enfer. Compte mathématique et méthodique : canons, mousquets, baïonnettes : ordre normal d'une bataille. Horriblement sanglante : mais Voltaire le dit froidement (traitement comique de l'horreur). Il se moque de l'optimisme : "Raison suffisante", jargon ("cause / effet"). "Trembler comme un philosophe" : un philosophe devrait se maîtriser, mais il est normal d'avoir peur. La guerre = "boucherie héroïque".



"Te Deum " : actions de grâce. Chacun de ceux qui fait la guerre prétend avoir Dieu dans son camp. Cela révolte Voltaire. D'autre part, chacun pense avoir gagné : donc la boucherie était inutile.



Tableau de la souffrance des civils : réalisme, détails atroces. Le même spectacle se retrouve dans chacun des deux camps : chacun est responsable.



Voltaire attaque ici la théorie de Rudendorf ou de Grotius qui légitimaient la destruction des terres de l'ennemi.



Dernière image, pathétique : Candide reste seul, infiniment triste, petite silhouette, dernier refuge de la conscience humaine. (CF théâtre d'ombre, ou films de Charlie Chaplin).



Plan de commentaire :



Valorisation de la guerre :

adjectifs appréciatifs (beau, leste, brillant...)

dépréciation des victimes : 10 000 coquins...

les Te Deum : solennité et sacré.

Une valorisation naturellement ironique (harmonie infernale).

La "boucherie héroique"



Sur quoi Voltaire met-il l'accent ? Parallélisme des situations, innocence et souffrance des victimes : la guerre est atroce, absurde ; elle ne sert rien.

Tonalité générale du texte, jeu des points de vue.



D'où vient l'efficacité de la dénonciation ? Point de vue interne (Candide) et externe (sur Candide). Froideur apparente et ironie. Traitement comique de l'horreur.



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CHAPITRE 6 : Candide soldat



1- EVOLUTION DU PERSONNAGE :



Candide réagit comme en subissant l'événement : dans le §2, il n'est l'auteur d'aucune action (son nom n'est jamais sujet, sauf d'un verbe passif la fin : "fut fessé"). Ensuite il est accablé d'une cascade d'adjectifs (début 3) qui renvoient tous à la stupéfaction et l'inadaptation aux choses. La cérémonie elle-même nous montre Candide comme une marionnette déguisée dont nous ignorons les réactions. La source de cette apathie est dans son éducation T-t-T ("pour avoir écouté avec approbation") qui l'a privé de toute autonomie. On notera cependant que rien n'indique comment Candide perçoit la pendaison de Pangloss et que la cérémonie est vue selon une focalisation externe qui interdit d'entrer dans les sentiments du personnage.



On perçoit tout de même une évolution dans l'interrogation finale de Candide : il est surpris par la réalité du monde et constate l'écart entre ses rêves et la réalité. Sa peur provoque chez lui une révocation de l'optimisme ("si c'est ici... les autres). De manière significative, il invoque les principaux constituants de l'illusion T-t-T (Pangloss et Cunégonde) et pleure l'anabaptiste, dont l'idéologie positive a été mal récompensée. Le personnage s'assombrit et prend conscience. Il est livré à lui-même, prêt à être pris en main par le ou la premièr(e) venu(e).



2-UNE SATIRE DE L'OBSCURANTISME



La satire : Voltaire prend l'Inquisition comme moyen de poursuivre "l'Infâme". On perçoit ici un travestissement et une certaine retenue du jugement : Voltaire n'a pas recours à des termes comme "monstres" ou "opprobre du genre humain" : il fait semblant de ne pas s'engager. Mais ce chapitre témoigne des méfaits de la religion pervertie en obscurantisme : sottise ou arbitraire du raisonnement, discordance des idées et du réel, intolérance, absurdité des rites réglés, gratuité de la cérémonie, cruauté, inefficacité. Le dogmatisme, invention des hommes; est le contraire de la vraie religion (cf celle de l'Eldorado) qui est simple amour de Dieu et des hommes. Il assouvit les instincts terrestres et illustre les aberrations des idées absolues .cf l'Essai sur les Moeurs : "On s'est servi dans toute la terre de la religion pour faire le mal, mais elle est pourtant instituée pour porter au bien ; et si le dogme apporte le fanatisme et la guerre, la morale inspire partout la concorde".

L'humour dit le réel pour s'en moquer. C'est une manière partielle de montrer les choses en leur faisant perdre leur unité, leur cohérence, leur sens. Le système descriptif limité est un jeu humoristique. Voir notamment les adjectifs : "bel" autodafé et les précisions : " petit feu" (le sermon "très pathétique", la "belle" musique, la pendaison "quoique ce ne fût pas la coutume"). De même, l'humour repose sur les rapports obscurs entre les réalités affirmées (ici les motifs de la condamnation au début du 2) ou sur des inadéquations ("fessé" au lieu de "flagellé" ; on "orna" leur tête...)

L'ironie dit ce qui n'est pas, énonce ce qui devrait être. C'est une manière falsifiée de dire les choses pour en révéler l'absurdité. Voltaire feint ici de justifier, d'approuver ou d'admirer des décisions, des actes, des détails inadmissibles. Il fait comme si était logique la décision d'organiser un autodafé, prise par les "sages" (antiphrase) de Lisbonne, et par l'Université qui a découvert un lien de causalité entre autodafé et arrêt des séismes. Noter aussi les périphrases ("appartement d'une extrême fraîcheur..."), l'alliance de mots (début du dernier). Le but de l'ironie est de réduire l'absurde (les raisons de la condamnation), par exemple en utilisant des enchaînements bizarres (passage du 1er au 2ème "en conséquence" ; fin du 2) ; des hyperboles (tout le dernier ), des euphémismes (le cachot) etc.



L'alliance de mots inadéquats : tous les ex. ci-dessus répondent plus ou moins cette technique. Mais noter aussi le burlesque qui fait employer des termes bas ou aimables pour des sujets graves : Candide "fessé en cadence pendant qu'on chantait" ; le détail des exécutions (brûlés / pendu "bien que ce ne fût pas la coutume") ; Cunégonde, la perle des filles / le ventre fendu.



CONCLUSION:



L'action : Tous les phraseurs sans exception seront pour Candide source de malheurs ou d'erreurs : le Grand Inquisiteur, les jésuites, l'abbé périgourdin. Seul le derviche, à la fin du conte, invitera au silence et au refus des doctrines.

Il lui faudra donc se tourner vers les actifs qui fondent leur vie sur le mérite et le travail personnels. L'école de la vie prime sur toutes les autres.

Les personnages : Candide va refuser de "croire" et d'"admirer". Son évolution va le conduire à cesser d'être passif. Le scénario logique du conte consiste en une lente matrise de Candide sur ses propres gestes, de la béatitude immobile au travail du "jardin", dans le doute désillusionné.

Pangloss retrouvera des guides, mais moins théoriques. Il a besoin de complices, au moins pour poursuivre son apprentissage. Le principe du "roman de formation" fonctionne pleinement : vivre, c'est rencontrer une succession de personnages qui obligent le héros réévaluer son jugement et se situer. Les événements ne jouent pas plus que les êtres.





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CHAPITRE 17&18 : L'ELDORADO



Que signifie le mot "Eldorado" ? Où se situe cette région ?



Le mot signifie "le doré", allusion à la profusion d'or et de pierres précieuses qu'y trouvent les voyageurs. Cette région est située par Voltaire dans un lieu inaccessible du Pérou.

Qui guide Candide dans ce pays ? Pourquoi ?



C'est Cacambo, le valet, qui guide son maître. En effet il est lui-même d'origine péruvienne, parle la langue du pays. En outre cela renforce la figure de l'inversion : c'est le valet qui domine le maître. "Candide ne jouait plus que le second personnage, et accompagnait son valet" (ch. 18, l. 5-6)

Quels personnages marquants les voyageurs rencontrent-ils ?

Dabord des "petits gueux" avec leur instituteur ; ce ne sont des personnages marquants que parce que les voyageurs les prennent pour des fils de rois.

Puis les aubergistes : l'hôte, ses employés, et quelques clients

Puis un savant vieillard qui les initie au pays, son histoire, ses coutumes, ses lois.

Enfin ils sont reçus par le Roi lui-même, personnage dune grande bonhommie, très accessible (contrairement à l'étiquette très rigide des cours européennes).

Quelles sont les institutions qui n'existent pas en Eldorado ? Justifiez cette absence

le clergé : "nous sommes tout prêtres" (ch. 18)

les institutions judiciaires, cour de justice, parlement

les prisons= absence de toute forme d'institution répressive.

Quelles sont les institutions qui existent ?

tout ce qui relève de la culture : arts, théâtres, palais des sciences... Intérêt des Lumières pour les Sciences exactes.

la religion, une "religion naturelle" sans prière, sans dogme, proche du déisme de Voltaire.

Pourquoi Voltaire n'achève-t-il pas le conte au chapitre 18 ? Quel serait alors le sens de l'œuvre ?

Si Voltaire achevait le conte au ch. 18 (si Candide et Cacambo renonaient quitter Eldorado), cela aurait plusieurs consquences :

la dénonciation du mal serait incomplète : il manquerait notamment celle de l'esclavage

Cela laisserait supposer que le bien existe, est possible : même dans un pays imaginaire, Candide aurait donc fini par trouver une société parfaite.

la plupart des personnages (notamment Cungonde) ne verraient pas leur sort fixé.

Relevez des traces d'humour dans ces deux chapitres. Quelle est ici sa fonction ?

les "gaffes" de voyageurs ignorants : ils offrent solennellement, en guise de paiement, des cailloux !

l'inappropriation du terme "moutons" pour "lamas" : on imagine d'étranges attelages !

o le cérémonial un peu ridicule qui entoure le roi : on l'embrasse sur les deux joues.

o les exagrations (3000 bons physiciens...) Et le spectacle de "l'ascension" des voyageurs : Voltaire samuse ici visiblement, et joue sur les invraisemblances.

Où en est Candide dans son évolution ? Que lui manque-t-il encore pour parvenir la maturité ?

Candide commence douter des paroles de Pangloss ; il ne croit plus que la Westphalie soit le paradis terrestre. Mais il pense encore que le "meilleur des mondes" existe ! Il nen tire pas non plus de conclusion politique : "il est certain quil faut voyager". Enfin, il est toujours obsd par Mlle Cungonde. Il manque encore de lucidit, desprit critique et de recul.









السلام عليكم و رحمة الله و بركاته انتهى عصر العبوديه كل شعوب الأرض من حقها أن تنعم بالحريه امرنا الله بالعلم و التعلم و نشر العلم لذا انا أسعى للعلم و المعلومه حتى أضعها في خدمة الإنسان أينما كان المهم أن تكون ذات نفع و إيفاده SALVE IO SONO UN SEMPLICE CITTADINO CHE APPARTIENE A QUESTO MONDO AMO LA LIBERTA E LOTTO PER LA LIBERTA DEI POPOLI QUA POTETE TROVARE UN PONTE CULTURALE CHE UNISCE IL MONDO NON RAZIALE.