domenica 16 ottobre 2011

Etude de texte (Candide )الجزء لأول premier partie




Etude de texte (Candide) الجزء الأول

QUESTION D'ENSEMBLE : LA TECHNIQUE ROMANESQUE DANS CANDIDE




INTRODUCTION :



Les contes de Voltaires sont des allégories, comme il le dit lui-même dans sa Correspondance. Les idées sont premières.



Cf titres : Candide ou l'optimisme, Zadig ou la destinée... Distance constamment maintenue l'égard de la fiction par l'ironie qui interdit une lecture naïve : il ne s'agit pas de créer l'illusion, mais d'éveiller la réflexion. Aussi, dès le ch. 1 de Candide, l'univers du conte se fissure.



D'où aussi la présence de nombreux débats, plus ou moins intgèrés à la trame narrative : discussion avec Martin sur le problème du mal pour se "désennuyer" durant la traverse ; débat avec le "bon vieillard" de l'Eldorado. Cf. dans l'Ingnu les débats avec Gordon enfermé à la Bastille. Le récit permet avant tout de mettre en scène le débat d'idées.



Les personnages n'ont pas d'épaisseur romanesque : ils sont soit des caricatures (Pangloss, Martin), soit de simples fonctions : Candide est victime et spectateur, Micromgas = le point de vue de Sirius, l'Ingénu représente le bon sens et l'absence de préjugés.



LE PERSONNAGE DE CANDIDE COMME ARTIFICE NARRATIF :



C'est un personnage fantoche, incroyablement bousculé par la vie. Il ne fait pas avancer le récit, il le subit.



C'est un héros qui souffre mais ne voit rien. La guerre, l'Autodafé sont vus par un narrateur ; mais nous ne saisissons guère le point de vue de Candide. C'est le narrateur et non Candide qui nous fait comprendre l'absurdité du monde : Candide n'est pas un regard qu'on promène sur le monde.



Pourtant il est présent dans les 30 chapitres, victime, spectateur ou auditeur de récits. Il assure la continuité, l'unité du conte : structure linéaire, sans simultanéité, propre au conte.



PROCEDE DE LA MISE EN ABYME : LE RECIT DE LA VIEILLE.



Aux chapitres 11 et 12 apparaît un procédé nouveau : la mise en abyme. Le récit de la vieille est enchâssé dans le conte, et en reproduit les principaux thèmes en les aggravant.



La Vieille (qui n'a même pas de nom), est l'image la fois idéalisée et aggravée de Cunégonde : celle-ci, fille de petite noblesse, était surtout fraîche et agréable, la vieille était fille de pape et d'une beauté exceptionnelle. Elle est la prémonition de ce que sera Cunégonde dans les derniers chapitres. Elle a connu l'amour absolu, mais une chute bien plus rude que celle de Cunégonde qui se réduisait des coups de pied aux fesses et aux soufflets de la baronne : la Vieille voit mourir son amant.

Puis c'est la série des malheurs, comparables à ceux de Cunégonde, et des autres personnages :

La capture, symétrique de la prise du château de Thunder-ten-Tronk, et le viol : la vieille sera "violée presque tous les jours"

La violence et la guerre sur les côtes du Maroc (symétriques la guerre vécue par Candide) : la violence est encore plus grande en Afrique qu'en Europe.

La maladie (vocation de la "grande peste de 1720-1721) ; en somme, elle condense à elle seule les malheurs répandus sur trois personnages : le viol (Cunégonde), la guerre (Candide), la maladie (Pangloss).

La vieille devient une marchandise, vendue et revendue. Là encore, on note l'aggravation par rapport au sort de Cunégonde, qui fut seulement servante et concubine. Elle deviendra même... une denrée comestible, et sera amputée d'une fesse en Russie : nouveau degré dans l'inhumain !

Enfin, elle est condamnée à l'errance.

Le récit n'est pourtant pas pathétique : bien que les formes du mal y soient traitées de manière hyperbolique et concentrée, on sourit de la vieille, comme elle en sourit elle-même !

L'IRONIE, PROCEDE MULTIPLE :



A) le Baron : voir ch. 1. Au premier degré, loge du Baron fond sur la puissance et la richesse. Or le sens réel est tout autre : dénonciation d'une classe ruinée et parasitaire. L'ironie vise ici la dévalorisation de sa cible.



B) Pangloss, le philosophe génial : même procédé dans le chapitre 1 : éloge apparent pour une réelle dévalorisation. La cible, ici, c'est la philosophie de Leibnitz. On reconnaît l'ironie l'exagération de l'éloge, l'amplification disproportionnée ("il prouvait admirablement...")



C) les armes merveilleuses : cf ch. 3 .



D) le spectacle de l'Autodafé : permet de se défendre de la censure en invoquant la lettre de son texte : de même qu'il admire l'arme, il aime les belles cérémonies.

E) Le généreux royaume des Jésuites : en apparence un royaume bien administré; à travers un lexique valorisant : "admirable"... "chef d'oeuvre"... mais dans la réalité, c'est le contraire : l'exploitation des indignes, qui éclate dans cette seule phrase, qui suffit à démolir l'éloge : "Los Padres y ont tout et les peuples rien."



UNE "HISTOIRE PHILOSOPHIQUE" ?



A) L'Ironie (cf plus haut) : il ridiculise la personne de son adversaire (Pangloss) et formule ses idées de manière caricaturale. Le langage de Pangloss est constamment discrédité par son inadéquation à la situation.



B) Le style direct : intègre les idées la narration. Permet d'exprimer de manière vivante les idées qui lui tiennent coeur. Donne la parole de sages vieillards : l'Eldorado pour la question religieuse : dans un cadre paisible, conversation entre les visiteurs et un sage vieillard ; ch. 30 : le sage vieillard qui prêche d'abord par l'exemple.

Enfin, c'est un bon véhicule de l'émotion : cf l'esclavage.



C) Images et descriptions : images données surtout propos de l'amour. Cf l'épisode des grands singes, qui vaut une longue diatribe lyrique contre les "bons sauvages" de Rousseau.



Sur la religion : l'autodafé traité en spectacle ;

pour l'inconduite des ordres religieux, description du révérend père commandant : "un très beau jeune homme, le visage plein, assez blanc, haut en couleur, le sourcil relevé, l'oeil vif, l'oreille rouge, les lèvres vermeilles" = quelqu'un qui vit un peu trop bien !



---> les thèses de Voltaires sont véhiculées par les procédés les plus typiques du récit : descriptions et portraits.



D) La démonstration par l'intrigue : le refus de l'optimisme s'exprime non par un discours, mais par les rebondissements d'une histoire. Du coup de pied initial à l'ennui existentiel du dernier chapitre, c'est tout le récit qui a valeur démonstrative.

La prcéipitation des événements qui bousculent Candide constitue un bon exemple de mise en scène d'une argumentation par des faits pris sur le terrain : la réalité vécue par le héros est en contradiction avec la vision optimiste du monde.



CONCLUSION :



Un récit fictif et non réaliste, mais en prise sur le réel : les contemporains ont lu Candide comme la gazette de leur temps. Il a en effet l'ambition de rendre compte du monde dans sa totalité, et d'en dégager la signification : il est irréductible une thèse, une idée : Pangloss, Martin et tous les idéologues sont renvoyés dos dos. Le mot "conclusion" qui ouvre le chapitre 30 est ironique : le "jardin" n'a pas une signification univoque. Ce ne sont donc pas des fictions destinées à illustrer des abstractions : on y trouve toutes les expériences, toutes les passions de leur auteur.





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Personnages et fonctions :



Un critique contemporain a déclaré que les personnages des contes de Voltaire étaient des fonctions plus que des êtres. Commentez et discutez ce jugement.





Introduction : On présentera le statut du conte en tant que genre littéraire, en insistant sur son irréalité par rapport au roman. Par ailleurs, on s'interrogera sur la notion de "personnage-fonction" : qu'est-ce que la fonction d'un personnage ? Tout personnage a forcément une fonction dans le récit, au sein d'un schéma actanciel ; que signifie, pour un personnage, n'être qu'une fonction ?



Une représentation physique sommaire : Les héros du conte, contrairement à ceux du roman, sont décrits très sommairement. C'est le cas de Candide ("Sa physionopie annonçait son âme"), de Zadig, paré de toutes les qualités physiques, mais dont on ne saurait tracer le portrait, de L'ingénu même dont on souligne seulement au passage quelques traits fondamentaux (la vigueur du Sauvage, l'lgance de l'Europen...) Une présence physique réduite à quelques traits : la douleur (Candide aprs les coups de fouet de l'Inquisition...), le désir (Candide, l'Ingnu...), la maladie (Pangloss)...Mme les héroïnes connaissent le même traitement. Elles appartiennent à des types : la belle jeune fille (Mlle de Saint-Yves, Formosante), fraîche et sensuelle (Cunégonde, la fille du Pape...) ; leur dégradation physique, dans Candide, répond un besoin de démonstration : ch. 11 pour la Vieille, ch. 29 pour Cungonde : c'est une des manières de mettre mal le "Tout est bien" de Pangloss.Il ne s'agit en aucun cas de produire un effet de réel qui permette au lecteur d'identifier le personnage comme une personne.

Des caractères à peine ébauchés.

Absence d'individualité morale. Cunégonde, p. ex, ne manifeste jamais un fond d'esprit ou de sentiment. Son physique, ses mains qui s'égarent annoncent une femme sensuelle, mais ses mésaventures, qu'elle raconte à Candide, ne lui arrachent ni une larme ni un regret. Exigeant à la fin que Candide l'épouse, elle ne dit pas son amour, mais fournit par ce mariage de dégoût une preuve de plus du malheur universel.

Des personnages-thèses. Pangloss se réduit une mécanique verbale, incapable même d'éprouver un sentiment : avec quelle allgresse raconte-t-il au pauvre Candide la ruine du château et le viol de Cungonde ! Il n'est qu'une caricature. A l'autre extrémité, Martin le Manichen - on ne dit pas encore le Pessimiste - n'est pas beaucoup mieux loti.On trouve d'autres personnages-thèses dans les contes : les six rois que rencontre Candide, les personnages du banquet, dans Zadig...

Des personnages-emplois. On trouve de tels personnages profusion dans les contes : l'ami fidèle, Cador ou Cacambo, la femme infidèle (Azora) ; la capricieuse (Missouf) ; le mari jaloux (Moabdar), le père noble ou qui se voudrait tel (Le Baron de Thunder-Ten-Thronck); certains même n'ont pas de nom, seulement définis par leur emploi, au sens théâ tral du terme : tel "l'interrogant bailli" de l'Ingénu, ou l'Envieux et l'Envieuse de Zadig.

Des personnages fonctions. Ceux-là ne se définissent que par le rôle qu'ils sont amenés à jouer dans l'action, et ils disparaissent aussitôt : tel l'Empereur Chinois, qui indique à Formosante où est Amazan, ou le Bon Anabaptiste, qui se noie aussitôt accomplie sa mission : emmener Candide et Pangloss Lisbonne, au moment du tremblement de terre. Sans parler du Baron, dont le "rôle" se limite un fameux coup de pied au derrière...

De tels personnages interdisent toute forme d'identification au lecteur. Ils sont certainement la condition sine qua non, la fois du plaisir du conte et du rire qu'il excite (on s'amuse d'un bout l'autre de Candide, qui n'est pourtant qu'une enfilade de drames et de tragédies...), et aussi d'une distance critique qui permet la réflexion philosophique.





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LES DIALOGUES DANS CANDIDE.



Importance considérable du dialogue dans Candide, qui s'apparente parfois une pièce de théâtre. Tantôt le récit laisse place au dialogue (cf. L'Eldorado), tantôt c'est le dialogue qui contient un récit (histoire de la vieille). Cette place très importante donnée au dialogue permet de multiplier les points de vue, et de jouer sur la polyphonie : chacun des principaux personnages fait ainsi entendre sa voix.



Les différents types de dialogue possibles :



dialogue didactique, dont l'objectif est l'exposition d'un savoir : dans ce cas, les interlocuteurs ne sont pas sur le même plan , puisque l'un d'eux détient le savoir qu'il dispense aux autres.

dialogue dialectique : deux personnages sur le même plan discutent entre eux, pour parvenir à résoudre une difficulté commune.

dialogue polémique : affrontement entre deux thèses opposées, chacun des interlocuteurs défendant sa position (parfois avec véhémence).

Les principaux dialogues :



chapitre 4, entre Candide et Pangloss (p. 51-52) : dialogue didactique, dans lequel Pangloss raconte la maladie qui l'afflige, mais raffirme que "tout est au mieux"

chapitre 5 (fin) : bref échange entre Pangloss et un inquisiteur : dialogue polémique. C'est le seul de ce type.

chapitre 18, le vieillard de l'Eldorado : Candide s'informe, le vieillard répond à ses questions ==> dialogue didactique.

chapitres 20 et 21 : Candide discute avec Martin. Dans le premier chapitre, Martin expose ses conceptions philosophiques

Candide : dialogue didactique ; même schéma dans le ch. 21,mme si Candide se permet parfois quelques objections.

chapitre 22, "Paris" : nombreux dialogues. Candide, étranger, s'informe auprès de ses interlocuteurs (didactique) ; mais il y a aussi débat (p. 176, p. ex : dialogue dialectique).

chapitre 24 : Paquette, Girofle, Martin : Paquette et Girofle racontent leurs malheurs (didactique), et Martin commente : dialectique.

chapitre 25 : Pococurante : dialogue didactique (P. Rpond aux questions) puis dialectique (Candide et Martin commentent)

chapitre 26 : les six rois. Chacun son tour raconte ses mésaventures. : didactique. (on peut se demander si dans ce

cas il y a vritablement dialogue, ou plutôt une succession de récits).

chapitre 30 : deux dialogues didactiques (dont un paradoxal : le derviche refuse de délivrer une leçon !), puis un dialogue qui serait polémique, si Candide daignait répondre à Pangloss.

Conclusion : très grande prédominance du dialogue didactique : Candide est en permanence en situation d'apprentissage : élève de Pangloss, puis (plus ou moins) de Martin, étranger qui ignore les coutumes locales, auditeur qui écoute les récits des autres personnages... Changement radical à la fin, lorsque justement il refuse d'écouter Pangloss.

En revanche, quasi absence de dialogues polémiques (Martin et Pangloss ne dialoguent jamais, par exemple), et absence totale du dialogue dialectique : cela renforce le caractre caricatural du conte, dans lequel chacun des personnages représente une idée, et est enfermé dans un bloc de certitudes dont rien ne peut le faire sortir. C'est vrai des personnages principaux (Pangloss, Martin, le Baron), et aussi des personnages secondaires : Pococurante, par exemple.

Seul Candide est capable d'écouter ce qu'on lui dit : il est aussi le seul qui


السلام عليكم و رحمة الله و بركاته انتهى عصر العبوديه كل شعوب الأرض من حقها أن تنعم بالحريه امرنا الله بالعلم و التعلم و نشر العلم لذا انا أسعى للعلم و المعلومه حتى أضعها في خدمة الإنسان أينما كان المهم أن تكون ذات نفع و إيفاده SALVE IO SONO UN SEMPLICE CITTADINO CHE APPARTIENE A QUESTO MONDO AMO LA LIBERTA E LOTTO PER LA LIBERTA DEI POPOLI QUA POTETE TROVARE UN PONTE CULTURALE CHE UNISCE IL MONDO NON RAZIALE.